Essai Alfa-Romeo Brera MY 2008 2.4 JTDm : GT à l’italienne.


 
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Après l’essai du Spider il y a quelques semaines, nous avons eu l’occasion de prendre en main pour quelques tours de roues le magnifique coupé duquel il est dérivé : j’ai nommé la Brera. Et cette fois, en version diesel !

Présenté au Salon de Genève 2002 sous forme de concept-car, la Brera avait alors fait l’unanimité auprès du public grâce à se robe magnifiquement dessinée par la maison de style Giugiaro mariant avec bonheur élégance et agressivité. Il n’est donc pas étonnant qu’en présentant la version définitive trois ans plus tard, au même endroit, les dirigeants d’Alfa-Romeo aient décidé de ne pas toucher à ses formes. Depuis, la Brera n’en finit pas de faire tourner les têtes des passants croisés sur les routes. Et la version millésimée 2008 présentée, là encore à Genève, en Mars dernier n’est venue que sublimer la voiture par quelques habillages plus haut de gamme, de nouveaux sièges et une rigidité revue.

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A bord

En ouvrant la portière, pas de surprise : l’intérieur est sensiblement identique à celui du Spider avec sa console centrale dédiée au conducteur, ses cadrans ronds et sa finition en aluminium brossé. L’intérieur de notre voiture d’essai, dotée de sièges marron orangé assorti au noir rehaussé de coutures à surpiqûres oranges, était du plus bel effet et d’une qualité irréprochable, tant au niveau du choix des matériaux que de l’assemblage. Contrairement au Spider, la Brera offre quatre places, enfin disons 2 places +2 petites places arrière. Car en effet, celles-ci sont exclusivement réservées à des enfants ou des personnes de mois d’1.50m tant l’espace aux jambes et la garde au toit sont limitées. Le coffre, d’une contenance appréciable de 610 litres et aux formes régulières, autorise sans problème une utilisation quotidienne et polyvalente de la voiture, que ce soit pour faire les courses ou partir en vacances. En matière d’équipement, la Brera dispose, comme le Spider d’ailleurs, d’une offre plus que complète avec la climatisation bizone, l’intérieur cuir, un combiné multimédia, un système hi-fi Bose, un chargeur de CD placé dans le coffre, un capteur de pression des pneus, les sièges à réglages électriques avec mémoires et soutien lombaire, sans oublier l’imposant toit panoramique occultable. Ouf ! Voilà de quoi voyager comme un roi.
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En route !

En passant derrière le volant, on remarque que la critique formulée à l’encontre du Spider se vérifie ici aussi : les sièges ne descendent pas assez bas et le conducteur aura donc toujours l’impression de conduire "la tête dans le plafond". Grands gabarits, s’abstenir ! Partageant logiquement ses blocs avec le Spider (2.2l JTS, V6 3.2l et 2.4JTDm), c’est dans sa version diesel que nous avons pris en main la Brera. Le moteur, qui a gagné 10 chevaux il y a un peu moins d’un an, est bien connu puisqu’il s’agit du 2.4 common rail à injection directe multijet qui équipe l’entièreté de la gamme 159. Un peu bruyant mais fort de ses 210 chevaux et ses 408Nm de couple, ce bloc anime sans broncher les 1.600 kg tout de même de la (belle) bête. Les premiers kilomètres parcourus dans des routes sinueuses nous ont permis de nous rendre compte que, bien que la voiture offre une rigidité revue et corrigée, les virages attaqués à plus ou moins vive allure ne sont pas les meilleurs amis de la Brera, d’autant que la voiture à une légère tendance à sautiller sur les bosses dans les courbes ou le revêtement n’est pas uniforme. Défaut qui disparaît presque complètement en adoptant une conduite plus souple, il est vrai sans doute plus adaptée à la philosophie « GT » de l’auto. Une fois sur route ou autoroute en revanche, le comportement se révèle très sain et sécurisant, avec une tenue de cap sans faille et des reprises, forcément, plus que correctes…excepté sous 1700trs/min ou rien (mais alors vraiment rien) ne passe, obligeant à repasser le rapport inférieur. Au niveau du confort de conduite, on pourra tout au plus regretter un retour trop sensibles dans les pédales et le volant lors d’accélérations franches, ce qui se traduit par des vibrations inconfortables pour le conducteur ou encore une insonorisation perfectible à haute vitesse. Enfin, nous terminons par quelques kilomètres en ville où la Brera n’a montré aucune faiblesse, que ce soit au niveau de la maniabilité ou de l’agrément. Seul le créneau requiert une certaine habitude, à cause de la piètre visibilité de ¾ arrière.
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Conclusion

Véritable régal pour les yeux, dehors comme dedans, la Brera sait aussi choyer ses occupants. En bonne GT qu’elle est, c’est « une voiture pour rouler vite dans un niveau de confort élevé ».
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