Le sculptural roadster d’Alfa Romeo nous revient dans une version légèrement revue lors du dernier Salon de Genève. Si les évolutions esthétiques sont mineures (qui s’en plaindra ?), les évolutions d’ordre mécanique sont plus intéressantes. Cela méritait bien une petite prise en main.
Comme je le disais en introduction, il faudra un œil vraiment avisé pour remarquer les différences stylistiques entre cette génération et la précédente car, mis à part l’apparition de nouveaux coloris et de nouveaux dessins de jantes, le « Model Year » 2008 en tout points semblable au précédent. L’intérieur évolue également un petit peu et reçoit notamment de nouveaux sièges badgés Alfa-Roméo offrant un confort accru, et un système multimédia plus intuitif.
A bord
Dès que l’on s’installe à bord, on sent qu’on est dans une vraie Alfa : les cadrans ronds, la console centrale en aluminium brossé ou le fait que tout soit noté en italien participent a créer une véritable ambiance chaleureuse dans l’habitacle. La qualité des matériaux utilisés et de l’assemblage semble également avoir fait un bond en avant et ne semble souffrir désormais d’aucune critique. Derrière le volant par contre, les grands gabarits auront sans doute du mal à trouver la position de conduite idéale à cause de l’assise du siège qu’il est impossible de descendre suffisamment bas et qui donne donc l’impression de conduire avec la tête dans la capote.
En soignant sa ligne, la Spider n’en oublie pas pour autant les aspects pratiques puisqu’en plus de disposer d’un vrai coffre autorisant les escapades en amoureux, les espaces de rangement sont suffisamment nombreux dans l’habitacle. La preuve : deux bacs à couvercle sont prévus derrière les sièges. Pratique !
Sur la route
Sous le capot, trois motorisations sont toujours proposées : les 2.2 JTS de 185 chevaux et 3.2 JTS V6 de 260 chevaux en essence tandis que l’offre diesel est toujours assurée par le 2.4 JTDm de 210 chevaux.
Notre véhicule d’essai était équipé du premier bloc cité combiné à la boîte de vitesses à six rapports. Malgré ses 185 chevaux, ne vous imaginez pas être au volant d’une sportive. Les accélérations sont franches et les reprises correctes, mais l’ensemble manque un peu de punch. Dans les routes sinueuses, même constat. Si le comportement de la voiture se révèle précis et sécurisant, le poids de la voiture (une tonne et demie tout de même) se fait alors fortement sentir. Côté rigidité par contre, les ingénieurs ont bien travaillé car, bien que le Spider soit encore loin du niveau atteint par des
Opel GT ou
Mazda MX-5, la voiture semble nettement plus rigide que par le passé et gère bien mieux les passages sur routes dégradées. Capote fermée, l’insonorisation mécanique et aérodynamique est excellente et n’est jamais prise en défaut, même à haute vitesse.
Dernier bémol : la consommation. En conduite « en bon père de famille », la consommation moyenne s’établit tout de même à près de 11l/100km.
Au final, c’est vraiment en balade que ce Spider s’apprécie le plus. La douceur de ses commandes et de son moteur font alors merveille et permettent de profiter pleinement du confort de la voiture et de la conduite cheveux au vent.
Conclusion
Le Spider 2008 est égal à lui-même : un roadster cossu et confortable qui ravira les conducteurs qui aiment profiter de la « dolce vita » cheveux au vent, mais fera sans doute fuir les adeptes de conduite sportive.
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