Dans le segment des Ludospaces qu’ils ont créé il y a une bonne dizaine d’années, le Berlingo et le Partner trustent toujours le podium. Ils cèdent aujourd’hui leur place à une nouvelle génération, histoire de mieux résister aux assauts de la concurrence.
Comme on ne change pas une équipe qui gagne (mais aussi afin de limiter les coûts), les nouveaux Berlingo et Partner sont donc à nouveaux des clones, identifiables à leur seule face avant qui diffère légèrement plus que par le passé. Pas étonnant puisque, dans leur douzième année de commercialisation, le Berlingo reste leader du segment des Ludospaces avec 26% de parts de marché en Europe, tandis que le Partner s’accroche à la troisième place. Seul le Kangoo de Renault parvient à s’intercaler sur la deuxième marche du podium. D’ailleurs, l’arrivée de la nouvelle génération ne mettra pas les anciens en retraite puisque ceux-ci resteront au catalogue sous la dénomination Berlingo First et Partner Origin.
Comme la marque au Losange, les nouveaux Ludospaces utilisent une plate-forme et des trains roulants de monospace puisqu’ils proviennent du C4 Picasso (ou de la 308 chez Peugeot). De bonnes bases donc.
La première chose qu’on remarque en les découvrant, c’est leur impressionnante prise de gabarit : 24 centimètres de plus en longueur, principalement sur le porte-à-faux avant et l’empattement (+3,5cm), et 8 de plus en largeur. Autant dire que les manœuvres de stationnement seront sans doute plus périlleuses que par le passé. En plus de cette augmentation de dimensions, les versions fourgonnettes sont désormais livrables en deux longueurs de carrosserie, la version longue mesurant 25 centimètres de plus au niveau du porte-à-faux arrière. Bien évidemment, les répercussions sur le volume de chargement sont évidentes puisque les version familiales disposent désormais d’un coffre de 675 litres sous le cache bagage, désormais rigide, soit 51 litres de mieux que dans l’ancienne mouture. Dans les utilitaires, le volume de chargement varie désormais de 3,3 à 3,7m³ au lieu de 3 dans les anciens.
Si les anciennes générations de Ludospace avaient tout en commun avec leurs homologues utilitaires, ce n’est plus le cas maintenant. En effet, les deux variantes adoptent des feux arrière différents. Plus petits et dotés de cercles sur les versions tôlées, plus étirés en hauteur et plus sérieux sur les versions familiales. Chez PSA, ils expliquent cela par le fait que les feux plus petits permettent d’être placés plus en hauteur afin d’être moins vulnérables au petits chocs et permettent également de caser les charnières de portes entre le bouclier et l’extrémité inférieure des blocs optiques.
Si les versions Ludospace des Berlingo et Partner, rebaptisé Tepee, ont rencontré un tel succès, c’est grâce à leur volume incomparable, leur agrément à bord et leurs solutions innovantes en matière de modularité. Les nouveaux s’inscrivent dans cette continuité en reprenant notamment la capucine de toit (l’espace de rangement aménagé au dessus des occupants avant) ou le Modutop/Toit Zénith, ce toit vitré et doté de nombreux rangements, qui a été revu et corrigé. Il intègre désormais un « coffre à malice », box de rangement suspendu au dessus du coffre à bagages, accessible depuis le hayon ou l’habitacle. Mais ils ne s’arrêtent pas là : il est désormais possible d’opter pour une galerie intérieure, permettant de charger de longs objets, comme des skis par exemple, au dessus de la tête des occupants. Plus besoin donc de les installer sur le toit avec les désagréments aérodynamiques (répercutés sur la consommation) et les risques de vol que cela implique.
Au niveau des espaces de rangement, Berlingo et Partner proposent désormais un bac de rangement amovible situé entre les sièges avant. Ceci a été rendu possible grâce au levier de vitesse qui prend désormais place sur la console centrale.
A bord, les plastiques sont de qualité et l’assemblage et la finition sont au meilleur niveau de la catégorie, à savoir aussi bons que dans un Kangoo. Pourtant, tout n’est pas parfait, notamment le bac de rangement amovible qui dénote vraiment avec la qualité de l’ensemble. Après en avoir fait part à un responsable du projet Berlingo chez Citroën, celui-ci s’est voulu rassurant « Il ne s’agit que de versions de présérie ».
Parmi les autres détails qui fâchent : la hauteur disponible pour monter à bord. Le rail supérieur de la porte coulissante descend est vraiment très épais et il n’est donc pas impossible de se cogner la tête en montant à bord. Cela s’explique par la présence d’airbags situés au dessus… Les airbags justement, les Ludospaces en regorgent : en plus du double airbag frontal monté de série, il est possible d’opter pour des airbags rideaux, latéraux et de thorax. Ajoutez à cela un ABS avec AFU (Aide au freinage d’urgence) de série auxquels il est possible d’ajouter un ESP avec aide au démarrage en pente, un détecteur de sous-gonflage des pneus et un régulateur/limiteur de vitesse et les Berlingo et Partner devraient se situer au Top de la catégorie en terme de sécurité active et passive.
Enfin, bon point pour la vitre arrière, qu’il est désormais possible d’ouvrir indépendamment du hayon. Encore une idée issue du monde du monospace…
Côté habillage, les designers ont bien travaillé avec des ensembles dans les teintes rouges, bleues, beiges…ma préférence personnelle va quand même à la sellerie mi-cuir beige/bordeaux qui donne un style plus cossu à l’habitacle.
Notons encore que des versions baroudeuses aux allures de tout-chemin seront également de la partie sons les appellations XTR chez Citroën et Outdoor chez Peugeot.
Si les Ludospaces ont su séduire les familles, les fourgonnettes PSA restent un fidèle outil de travail pour tous les professionnels. La nouvelle génération, en plus d’adopter le tableau de bord de la version familiale (avec tous ses aménagements d’agrément), apporte des solutions nouvelles en matière de modularité : la cabine Extenso chez Citroën ou Multi-Flex chez Peugeot. Preuve de la prise de carrure des fourgonnettes, il est désormais possible de monter à trois personnes à l’avant ! La banquette deux places qui remplace le siège passager peut également se replier sur elle-même (ou une seule de place) afin d’offrir plancher de chargement parfaitement plat capable d’accueillir des objets dont la longueur peut atteindre trois mètres. La banquette peut également se replier de façon « cinéma » (l’assise contre le dossier) pour permettre, en cas de besoin, de charger de hauts objets dans la voiture.
A l’arrière, les deux portes battantes peuvent s’ouvrir à 177 degrés afin de reculer contre un quai de chargement pour faciliter l’embarquement de lourds objets. Ces portes, jumelles sur les anciennes versions sont désormais asymétriques…à la manière d’un certain Kangoo ! Il est désormais possible de laisser la plus étroite des deux ouvertes afin d’augmenter encore la longueur de chargement puisque dans cette configuration la plaque minéralogique et les feux restent visibles. N’oubliez cependant pas de mettre votre fanion rouge !
Un nouveau système de condamnation fait également son entrée. Il est composé de trois possibilités de verrouillage : automatique, sélective et supercondamnation. Afin de protéger le chargement contre le vol, il est possible de choisir de déverrouiller ou de verrouiller l’espace de chargement indépendamment de la cabine. De plus, la supercondamnation permet de ne pas pouvoir ouvrir les portes de l’intérieur en cas de bris de vitre.
En plus d’agrémenter le quotidien des livreurs et autres utilisateurs, PSA facilite également la vie du gestionnaire de flotte. En effet, il est possible d’opter, sous forme d’option et moyennant un abonnement annuel, pour un système envoyant automatiquement deux fois par semaine (ex : lundi 8h et vendredi 18h) des informations sur le véhicule (telles que le niveau d’huile ou le kilométrage) directement au gestionnaire de la flotte. En outre, des alertes peuvent également être envoyées en temps réel.
Que ce soit en essence ou en diesel, Peugeot et Citroën ont décidé de faire simple : vous aurez le choix entre un 1.6 16V ou…un 1.6 16V HDI ! En essence, les puissances sont de 90 et 110 chevaux tandis qu’en diesel le bloc est décliné en 75, 92 et 110 chevaux. Ce dernier bloc, muni d’un FAP (filtre à particules) reçoit d’ailleurs l’appellation « Airdream » de Citroën, signature des véhicules propres de la marque et sera rejoint ultérieurement par la version 92 chevaux FAP.
Sur les versions utilitaires, seul la petite déclinaison du bloc essence est disponible combinée au deux versions les plus puissantes en diesel. Il est vrai que compte tenu de la prise de gabarit de ces nouvelles générations de Berlingo et Partner, 75 chevaux, ça risque d’être un peu « short » !
La commercialisation devrait intervenir fin mai, début juin.
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