Avec cette variante de sa citadine chic, Lancia entend renouer avec son passé sportif sans négliger pour autant l’aspect esthétique caractéristique de la marque. Alors, Mariage heureux ?
Non ce n’est pas encore la nouveauté qui sauvera la marque Lancia, mais il permet au moins de faire parler d’elle. L’Ypsilon est désormais disponible dans une variante plus sportive… et carburant au gasoil ! C’est en effet le 1.3 Multijet de 105 chevaux qui est de service dans cette Ypsilon qui ne renie pas les valeurs qui font son charme : le design et le style « dolce vita ».
Pour « décorer » son bébé, Lancia s’est associé avec un spécialiste bien connu des amateurs de sport automobile : Momo. Et il a bien bossé, le préparateur ! Le style très personnel de la voiture est mis en valeur par la peinture bi-ton, les jantes 16 pouces et les quelques touches de chrome avec en point d’orgue l’inscription « Momo Design » stylisée écrit verticalement sur le montant de la portière. Combinées à des feux arrière d’apparence « cristal » bien connus des « tuneurs », toutes ces améliorations contribuent à conférer une véritable touche « chic & sportive » à la voiture. Même ambiance à bord, où l’on retrouve le tableau de bord de l’Ypsilon avec ses cadrans placés au centre et son levier de vitesse surélevé façon monospace. Le tout est ici agrémenté d’une touche de chrome et de garnitures grises qui viennent illuminer un peu l’habitacle. Les sièges, recouverts de tissu dans leur partie centrale et de cuir tout autour adoptent également un design « Made In Italy » et on peut y lire l’inscription Momo Design. L’ensemble ne manque pas de charme et est bien assemblé. Seuls quelques plastiques auraient mérité d’être plus valorisants.
Notre voiture d’essai était également équipée du système multimédia que l’on peut également trouver sur d’autres modèles du groupe. Ultra complet, il se révèle tout de même un peu complexe à utiliser du fait de son grand nombre de touches qui ne manqueront pas de distraire (voire d’énerver) lors de la recherche d’une fréquence radio par exemple.
Bien qu’elle reçoive l’appellation sport, ne vous attendez pas à prendre en main une bête de course au moment de monter à bord de cette Ypsilon.
Tout d’abord, la pédale d’accélérateur est très « molle » et manque de répondant pour une voiture sportive. Cependant, une fois habitué à cela, la voiture se révèle agréable à conduire à défaut d’être vraiment performante. Les performances n’ont rien d’indécent, loin de là, et permettent de doubler sans aucun risque mais on aurait pu s’attendre à mieux d’une petite voiture dotée d’une telle puissance. Cette impression vient sans doute du fait que, bien que développant 15 chevaux de plus que la version 90 chevaux, le moteur délivre un couple identique à ce dernier : 200 Nm.
De même, l’amortissement, bien que raffermi par rapport à une Ypsilon classique, aurait mérité de l’être encore plus, ce qui aurait permis aux occupants d’être moins ballottés dans les virages ou lors du passage d’un casse-vitesse et la direction pourrait être plus directe.
C’est donc en adoptant une conduite souple, sans trop pousser la voiture que l’on parvient à en apprécier la vraie valeur. Même chose en ville où son faible encombrement, et sa bonne visibilité font merveille.
Avec son air chic agrémenté d’une touche de sportivité, l’Ypsilon sport vient jouer dans la cour des petites bombinettes branchées. Mais une chose est sûre, elle sera plus à l’aise dans les « beaux quartiers » de Rome que sur l’asphalte de Monza !
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