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Essai Lotus Elise SuperCharged : Orange sanguine !


 
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« Ma très chère Elise, depuis notre rencontre, je n’ai cessé de penser à toi. Je t’aimais déjà en secret sans jamais avoir pu t’approcher et puis enfin, par un jour grisâtre de juillet, je t’ai prise en main. Depuis, je ne peux t’oublier… »

D’accord, le coup de la Lettre à Elise était un peu facile. Mais je dirai pour ma défense qu’essayer une Lotus est une occasion relativement rare. Alors, lorsque l’une d’elle se présente, il ne faut pas la laisser passer ! Surtout lorsque l’on nous propose de prendre en main la plus aboutie des Elise (si l’on excepte l’Exige) : l’Elise Supercharged. Je ne vous dirai pas si elle est meilleure qu’une autre Elise puisque je n’avais jamais eu l’opportunité d’en conduire une auparavant. Je découvrais donc la voiture vierge de tout antécédent avec un brin d’impatience tant j’avais lu et entendu d’éloges à son sujet : sa direction hyper précise, ses sensations hors du commun…Mais je repensais aussi à ses prétendus défauts : l’embrayage très dur et demandant un certain tact, l’amortissement digne d’une planche à roulettes,… J’enjambe donc l’imposant châssis et prends place derrière le volant avec ces quelques à priori, que j’allais m’empresser de vérifier par moi-même ! Pour cette Supercharged, c’est toujours le bloc 1.8 d’origine Toyota qui est de service, mais, grâce à l’adoption d’un turbocompresseur, il développe ici 220 chevaux. Combinez à cela un poids plume de 870 kilos et vous tenez un cocktail détonnant entre les mains !

En pilote

Je tourne la clé, appuie sur le bouton « Start Engine », passe la première et…parviens à ne pas caler, malgré l’embrayage assez difficile à doser. Dans les premiers kilomètres, parcourus sur route dégradée, la voiture nous fait clairement comprendre qu’elle ne fait pas dans le compromis : la moindre imperfection dans l’asphalte, le moindre trou dans la chaussée se fait immédiatement et fortement ressentir dans le bas du dos. Personnes aux lombaires fragiles, s’abstenir ! Néanmoins, malgré son tarage assez ferme, l’amortissement semble avoir été minutieusement travaillé car la voiture n’a jamais donné l’impression de sautiller sur les bosses ou d’avoir à chercher sa motricité. Du beau boulot ! La suite du parcours s’annonce plus calme, revêtement parlant, puisque ce sont des nationales qui nous attendent, histoire de pouvoir augmenter quelque peu la cadence. Et là, c’est la révélation. La moindre pression un peu insistante sur la pédale de droite nous renvoie au fond du siège tandis que le moteur continue de pousser, encore et encore. Puis arrive un virage, on freine, on rétrograde et puis on réaccélère à fond en sortie de virage tout en corrigeant la tendance naturelle de la voiture au survirage, propulsion oblige. Les quelques enchaînements de virages qui jalonnent notre parcours deviennent alors un véritable régal pour le pilote tant la voiture est communicative ! Grâce au retour de la route dans la volant, à la précision de la direction, et bien sûr à l’excellent châssis, la voiture fait véritablement corps avec son pilote. Toutefois, à haute vitesse, si la route n’est pas lissée comme un billard, on ose à peine lâcher le volant de la main pour passer la vitesse. Et là, on se prend à rêver à une boîte séquentielle avec commandes au volant qui permettrait de prendre encore un peu plus son pied au volant de cette Elise.

2.

En passager

Si pour le pilote, la moindre escapade se transforme en véritable partie de plaisir, ce n’est probablement pas le cas pour le passager. Car, à moins d’être un véritable passionné et d’apprécier le bruit du moteur et de relativiser l’inconfort des suspensions, le passager pourra trouver le temps long. En effet, à partir d’une certaine vitesse, l’insonorisation de l’habitacle, très basique, oblige à monter le son de l’autoradio de façon proportionnelle à la vitesse atteinte et, comme vous l’avez lu plus haut, la voiture ne ménage pas vraiment ses occupants. Signalons tout de même les efforts consentis en matière d’agrément par Lotus qui propose désormais la climatisation sur sa gamme Elise. Enfin, l’escapade d’un week-end en amoureux semble tout à fait envisageable puisque, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’Elise dispose bien d’un compartiment à bagages. Bien sûr, avec 112 litres de contenance, il faudra voyager léger, mais c’est toujours ça !

Conclusion

Tout ce que j’avais appris sur l’Elise s’est vérifié au cours de cet essai. Et ce que certains considèrent comme des défauts seront perçus par les passionnés comme une sorte de marque de fabrique. Pour ceux là, l’Elise sera une excellente complice de week-end. Et comme la voiture s’adresse à une clientèle de véritables passionnésâ€
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