Apparue pour la première fois en 1989, la Mazda MX-5 en est aujourd’hui à sa troisième génération sans jamais s’être éloignée de la recette miracle qui a fait le succès de ses ancêtres.
Souvenez-vous : en 1989, Mazda lance un petit roadster répondant au doux nom de Miata outre-Atlantique. Chez nous, elle s’appellera MX-5. Deux noms, mais une même personnalité, résolument axée vers le plaisir.
Pour l’actuelle génération, la troisième, il est difficile de cacher ses liens de parenté avec les précédentes tant sa ligne, bien que modernisée, ne s’est pas éloignée du concept d’origine. Pour le reste non plus d’ailleurs : légèreté et plaisirs de conduite sont toujours les maîtres mots de cet attachant petit roadster.
C’est LA question que se posent sans doute beaucoup de clients au moment de signer le chèque de leur MX-5. En effet, si jusque là c’était la capote souple d’office, la nouvelle génération cède à la mode du coupé-cabriolet et est donc désormais disponible avec un toit repliable « en dur ». Contrairement à beaucoup d’autres ayant adopté ce concept, le toit de la Mazda ne grève en rien le volume du coffre (d’une contenance de 150 litres, valeur équivalente sur le cabriolet souple) puisqu’une fois replié, celui-ci vient se loger dans un compartiment réservé entre le coffre et l’habitacle. Il est ainsi toujours possible de partir en week-end à Ibiza, même en cabriolet ! De plus, cette configuration ne pèse que 35 kilos de plus que son homologue souple. Pas mal ! Toutefois, cette transformation n’est pas exempte de reproches : en effet, la garde au toit est légèrement inférieure à celle (déjà limitée) de la capote souple, ce qui peut s’avérer vraiment gênant pour les plus grands gabarits. Ensuite, un avis tout à fait subjectif : une fois en place, le toit est légèrement plus haut (de 1cm) et « plonge » plus loin sur la malle arrière, ce qui donne un aspect plus bombé à la voiture, avec pour effet de dénaturer sa ligne. Chacun jugera.
Enfin la version dotée d’un toit rigide escamotable a droit à un décapotage/recapotage tout électrique en 12 secondes (uniquement à l’arrêt, frein à main serré) tandis que la capote souple se manœuvre manuellement en moins de 3 secondes et sans quitter son siège !
La nouvelle génération de MX-5 est disponible en deux motorisations et quatre niveaux d’équipements. Le 1.8l 126 chevaux est réservé à la version d’entrée de gamme sobrement nommée « 1.8 » tandis que le 2.0 de 160 chevaux à droit aux finitions Élégance et Élégance cuir (uniquement avec la capote souple) et Performance (disponible sous les deux formes de toit). Cette dernière étant également la seule à avoir les honneurs de la boîte de vitesse à six rapports, les autres devant se contenter d’un rapport de moins. Cette puissance, combinée à un poids d’à peine plus d’une tonne (1.131kg) pour la version la plus lourde : sensations garanties !
Pour notre essai, nous commençons par la plus huppée des MX-5 : celle équipée du 2.0 et dotée du toit rigide. Dès les premiers kilomètres parcourus derrière le volant, on se sent envahi d’un plaisir intense. La direction est directe et très précise, les accélérations et reprises sont franches et la boite de vitesse se montre rapide et précise. Il faudra cependant un petit temps d’adaptation pour dompter l’embrayage et le changement de rapports. Notre parcours passe ensuite par une portion autoroutière. Si notre « Miata » s’insère sans problème dans le trafic, l’autoroute n’est clairement pas sa matière préférée et elle nous le fait clairement comprendre. Premièrement la boîte 6 aux rapports très courts (à 80, il est déjà possible de passer la sixième !) ne semble pas taillée pour ça et ensuite, dès que l’on s’approche des 130km/h, le bruit dans la voiture dû à la résonance est tel qu’il devient obligatoire d’augmenter le son de l’autoradio. Enfin, à haute vitesse, la voiture devient vraiment instable et sautille légèrement du train arrière…mais nous sommes alors bien au-delà de l’allure légale Française. Nous quittons l’autoroute pour soulager un peu nos oreilles et empruntons des départementales et autres petites routes sinueuses. Et dans ce dernier cas de figure, la MX-5 nous montre de quoi elle est capable. Hyper agile, extrêmement maniable et bien aidée cette fois par ses rapports courts, les routes sinueuses sont un réel plaisir, à tel point qu’une fois arrivé au bout de la route, on n’a qu’une envie : faire demi-tour et y retourner, encore et encore ! Sans ESP cette fois !
La même route effectuée au volant de la version d’entrée de gamme avec 125 chevaux et une simple boîte 5 ne nous a pas déçue non plus. Les rapports son ici un peu plus longs et bien que l’insonorisation ne soit toujours pas parfaite, le niveau sonore nous est apparu plus supportable que dans la version dotée d’un toit en dur. Un comble ! De même, en utilisation « en bon père de famille », cette version ci s’est avérée plus douce à utiliser car plus docile au quotidien.
Cerise sur le gâteau : le confort, bien que ferme, n’est jamais inconfortable et les longs trajets et autres départs en week-end romantique à son bord sont tout à fait envisageables.
Précise, légère, vivante, la MX-5 est vraiment très fun à conduire. De plus, elle n’en oublie pas de conserver de vrais aspects pratiques pour être utilisable au quotidien et se transformer en compagne de week-end idéale.
*Inscription obligatoire pour poster dans le forum
mot de passe oublié ?