Mis à part le Scénic Rx4, Renault ne s’était jamais attaqué au segment des véhicules tout-terrain de loisirs. Aujourd’hui, la marque y vient avec la Koleos, un Crossover au gabarit compact et à l’allure dynamique.
La première chose qui frappe en montant à bord du Koleos, c’est l’aspect cossu de l’habitacle : les matériaux sont de bonne facture et l’assemblage des différentes pièces ne souffre d’aucune critique, bien que l’on ne soit pas encore au niveau de la dernière Laguna.
Fidèle à la réputation de Renault en matière de véhicules familiaux, le Koleos semble reprendre les gênes d’un certain Scénic. En effet, les rangements sont omniprésents : vaste boîte à gants, tiroirs de rangement à l’arrière intégré à l’accoudoir central avant, vide-poche dans les portières arrière permettant de caser deux bouteilles, tablettes de type aviation pour les passagers arrière, trappes intégrées dans le plancher. Rien ne manque. Le must ? L’accoudoir central qui cache un bac de rangement amovible de type « sceau de plage » : doté d’une hanse repliable, il permet ainsi de pouvoir emmener aisément avec soi tous les objets qu’il ne vaut mieux pas laisser traîner en voiture. Voilà pour la version haut de gamme ! Car en entrée de gamme, pas d’accoudoir central (seul un espace de rangement ouvert) ni de tablettes à l’arrière.
D’ailleurs, les versions haut de gamme « Privilège » sont également les seules à recevoir les quatre roues motrices verrouillables et le frein de parking automatique.
Le coffre, d’une contenance de 450 litres, se situe dans la moyenne de la catégorie mais il innove, là aussi par sa modularité. En plus du hayon s’ouvrant en deux parties (on aime ou on aime pas) et de la lunette pouvant s’ouvrir individuellement, il est possible de rabattre les sièges arrière par simple pression d’un petit levier situé juste à l’entrée du coffre. Finie la gymnastique ! Sauf peut-être pour refermer la partie supérieure du hayon, qui demandera un bras bien musclé !
Tirant profit de son partenaire Nissan, le Koleos est bâti sur la plate-forme du Nissan X-Trail, ce qui lui permet quelques escapades en tout-chemin. En effet, grâce à sa transmission intégrale pilotée électroniquement, le Koleos peut s’aventurer hors du bitume. Equipé comme un vrai tout-terrain, il dispose notamment d’un blocage de différentiel et de la possibilité de verrouiller la transmission en quatre roues motrices permanentes ou, au contraire, en deux roues motrices uniquement. Le Koleos est également équipé du Hill Descent Contrôl qui permet, là aussi comme sur les vrais tout-terrain, de limiter la vitesse à 7km/h en descente (en marche avant comme en marche arrière) grâce à un effet de pincement sur les freins.
Côté motorisations, on retrouve le 2.0 dCi dans ses variantes 150 et 175 chevaux tandis qu’en essence, c’est le 2.5l de 170 chevaux d’origine Nissan qui officie. Les consommations moyennes sont comprises entre 7,2 et 8,3l/100km en diesel et un peu moins de 10l/100km en essence. Toutes les versions écopent, comme leurs concurrentes d’ailleurs, d’un malus écologique de l’ordre de 750 euros.
Pour notre premier essai routier, nous passons derrière le volant de la plus puissante des motorisations diesel : le dCi 175 chevaux. Si le bloc se montre coupleux à souhait, il n’est pas aussi fougueux que l’on aurait pu l’imaginer. Bien que les reprises soient honorables, il ne semble pas apporter grand chose de plus à la version de 150 chevaux que nous avons essayé par la suite. En outre, sur chacune des deux versions, le bruit du moteur se fait assez présent à bord.
Plus silencieuse, la motorisation essence n’est pas non plus un foudre de guerre. Il faut dire qu la pédale d’accélérateur est assez « molle » et que celle d’embrayage avait une course beaucoup trop longue sur notre modèle d’essai.
Au niveau du comportement routier, rien à redire. Les imperfections de la route sont très bien gérées tandis que les tranferts de masse se font de façon assez progressive. Par contre, le distance d’arrêt nous a semblé un peu longue, probablement la faute aux pneus Hankook montés d’origine. Nous n’avons pas eu l’occasion de les tester sur sol humide mais les ingénieurs nous ont certifiés qu’ils obtenaient les mêmes valeurs « que les pneus d’autres grandes marques ». A voir…
Bien présenté et capable de s’éloigner occasionnellement du bitume, le Koleos ne révolutionne cependant pas la catégorie des tout-terrain de loisirs. Par contre, il marque des points au niveau de l’agrément à bord et de la modularité
Le 05.30.2008